Rencontre avec William Lebghil, la star de Soda à l’affiche de la comédie Ami-Ami

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Rencontre avec William Lebghil, la star de Soda à l’affiche de la comédie Ami-Ami

Un acteur peut rencontrer mille et un soucis sur un plateau de cinéma: texte oublié, problème d’éclairage, intempéries… William Lebghil, connu pour ses rôles auprès de Kev Adams dans Soda et Aladin, souffre quant à lui d’un autre mal, bien plus mystérieux:

« Ma barbe est frisée. Lorsque je me rase de manière quotidienne, mes poils poussent en tournicoti, ce qui provoque une acné très désagréable au niveau de la barbe. C’est un enfer pour moi. Sur le tournage de mon dernier film, Première année de Thomas Lilti, je devais me mettre dix mille serviettes chaudes chaque jour pour atténuer ma douleur ».

Chaque tournage est pour William Lebghil l’occasion d’apprendre à mieux connaître son corps. Ce fut le cas sur celui d’Aladin, où ses sept années de judo lui ont permis d’accomplir la plupart de ses cascades, et d’Ami-Ami, comédie romantique de Victor Saint Macary en salles ce mercredi 17 janvier. Pour les besoins d’une scène, le comédien abonné aux rôles de candides a joué pour la première fois de sa carrière entièrement nu.  

« Comédie poilue »

« Cette scène s’est assez bien passée », raconte-t-il aujourd’hui. « J’avais vraiment l’impression de prendre une douche. Ce n’était pas très gênant. J’aime bien l’idée que l’on se permette de montrer les corps sans complexe dans une comédie ». C’est d’ailleurs la dernière tendance du cinéma français. On a ainsi pu voir récemment Didier Bourdon (Garde alternée) et François Cluzet (Normandie Nue) dans le plus simple appareil. « J’adore Didier Bourdon » répond du tac au tac William Lebghil, avant d’ajouter: « Maintenant, on fait la même chose: de la comédie poilue ».

Un été dans un hôpital psychiatrique

Il fut un temps où William Lebghil avait beaucoup moins de pilosité et de succès. A l’âge de 10 ans, il découvre le théâtre et s’inscrit dans un cours. « J’en faisais deux heures tous les samedis après-midi », se souvient-il. Les années passent. A 15 ans, il découvre le Festival d’Avignon grâce à son professeur de théâtre. Au lycée, il joue dans les cafés-théâtres comme Le Point Virgule. En 2008, après son bac, William Lebghil s’inscrit à la fac. Il tient une demi-journée:

« Je me suis rendu compte qu’il fallait vraiment travailler, que l’on n’était plus vraiment assisté par les profs, qu’il fallait être autonome. Quitte à être autonome, autant faire quelque chose qui me passionne. D’où le jeu et l’école d’Art Dramatique Jean Périmony que j’ai fait directement après ».

Ce sont des années de formation pour le jeune William Lebghil. Des années de débrouille aussi. Pour financer les affiches et les décors d’une pièce de théâtre mise en scène par un ami, il travaille un mois dans un hôpital psychiatrique. « C’était à la trésorerie, il fallait que je trie les factures de médicament. Je me suis fait 1000 balles », raconte-t-il. Après les années de galère, arrivent les premiers rôles. Et la consécration avec Soda, série M6 avec Kev Adams, et Aladin, qui réunit plus de 4 millions de spectateurs dans les salles obscures.

Absent d’Alad’2

Grâce au cinéma, William Lebghil apprend à mieux connaître son corps, et à développer sa culture BD. Le réalisateur d’Ami-Ami, grand amateur du 9e Art, a glissé dans son film de nombreuses allusions à des BD mythiques comme L’Incal de Jodorowsky et Mœbius, la trilogie Nikopol d’Enki Bilal ou Le Petit Christian de Blutch: « Je ne connaissais pas du tout », confesse William Bebghil, avant d’ajouter:

« J’ai découvert plein de trucs. J’ai lu toutes les BD de Riad Sattouf, je suis ultra fan. En ce moment, je lis Quartier Lointain [de Jiro Taniguchi, NDLR]. C’est pas mal, hein? Et Le Gourmet solitaire. Ça, c’est vachement bien. J’aime bien ces trucs-là, contemplatifs. J’adorerais faire un film où je ne parle jamais, où il y aurait juste mes pensées et je bouffe ».

En attendant de jouer un jour peut-être dans une adaptation du Gourmet solitaire, William Lebghil sèche Alad’2, la suite tant attendue des Nouvelles aventures d’Aladin. Il s’oriente désormais vers les comédies d’auteur. Il tourne en janvier dans le nouveau Benoît Forgeard, le réalisateur de Gaz de France avec Philippe Katerine. Il sera également chez Michel Blanc dans la suite d’Embrassez qui vous voudrez et avec Vincent Lacoste dans Première année de Thomas Lilti (Médecin de campagne, Hippocrate).

Vincent Lacoste, Kev Adams… William Lebghil aime s’entourer des mêmes comédiens. Il a également souvent partagé l’affiche avec Jean-Paul Rouve, l’illustre Jeff Tuche: « En tant que réalisateur, je le trouve génial. Et sur Aladin, il m’a beaucoup aidé. Il était hyper attentionné ». Cette année, William Lebghil grandit. Il tournera uniquement avec de nouveaux visages. Il est loin le temps de Soda.





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